Femme. Homme. Confusion autour d’un vocable

Christiane Lavanoux, le murLes violences faites aux femmes désignent l’ensemble des comportements individuels ou collectifs violents reposant exclusivement sur une question de genre.

Or être une femme ou être un homme, c’est être un être humain doté d’une force animale et d’une force mentale (notre côté masculin) et également d’une capacité à entrer en relation avec soi-même et avec l’Autre (notre côté féminin).

Si nos côtés masculin et féminin sont inégalement développés en nous, nous allons avoir une prédisposition à la violence, qu’elle soit rentrée ou sortie et avec une expression multiple qui peut aller de la législation stricte et fermée, aux rites et pratiques arriérés jusqu’aux  débordements innommables.

Celle-ci commence de façon subtile à l’intérieur de nous en opprimant nos besoins. Ne pas être en état d’accueillir nos propres besoins conduit inévitablement à notre incapacité à accueillir ceux de l’Autre. Dans le rapport à l’Autre, la parité ne peut alors exister et sans celle-ci, s’installe la spirale infernale du sacrifice et de la discrimination.

Diverses conclusions en découlent: la violence peut être initiée par une femme ou par un homme, cette violence qui peut aller de l’acte anodin à l’irréparable s’exerce à la fois intérieurement et extérieurement chez la victime et le bourreau. En prendre conscience permet de se défaire de la culpabilité chez la victime et de réajuster l’équilibre intérieur chez l’un comme chez l’autre. Agir de l’intérieur et de l’extérieur, en aval et en amont autorise l’évolution.

- Christiane Lavanoux, LE JEU DU JE

Photo: JLB

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2 réflexions au sujet de « Femme. Homme. Confusion autour d’un vocable »

    • Coucou Alain, c’est toujours un plaisir de te lire. Sagesse ? Oops, j’évite… J’aime trop la vie pour cela. Lucidité, merci à toi, oui je me reconnais mieux dans celle-ci… C’est sans doute mon expérience de la mise à distance entre le sujet et l’objet… Et toi ? Toujours dans tes nouvelles écritures ? J’ai hâte de les découvrir. Mes bises à toi aussi

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